Où sont les femmes ? Pas un tube, mais une petite musique sur la Croisette il y a 15 heures

(AFP) - Où sont les femmes ? Le cri, lancé avant le début du Festival de Cannes est devenu petite musique de fond sur la Croisette où personne n'imagine de quotas, mais où tout le monde déplore les flagrants déséquilibres d'une industrie très masculine dans la réalisation.

"C'est stupide", a tranché samedi l'Américaine Jessica Chastain, à l'affiche du dernier film de l'australien John Hillcoat, "Des Hommes sans loi", en lice pour la Palme d'or. "Je pense qu'un film doit être jugé sur ce qu'il est et non pas sur le sexe de la personne qui l'a réalisé".

La question n'est pas, loin s'en faut, sur toutes les lèvres dans les couloirs de l'imposant Palais des festivals. Mais à chaque conférence de presse, elle revient.

"Je n'aimerais pas que l'un de mes films soit sélectionné ici tout simplement parce que je suis une femme, comme un peu pour me faire l'aumône", a répondu la réalisatrice britannique Andrea Arnold, membre du jury 2012, regrettant, sur le fond, qu'il n'y ait pas plus de femmes dans la réalisation. "C'est vraiment dommage parce qu'il est clair que les femmes représentent la moitié de la population et qu'elles ont quelque chose à dire".

Les chiffres sont sans appel : au générique des 22 films en lice pour la Palme d'or 2012, pas une réalisatrice. Le Festival, qui fête cette année ses 65 ans, n'a connu qu'une Palme d'or féminine dans son histoire: celle de la Néo-Zélandaise Jane Campion pour "La Leçon de Piano", en 1993.

La polémique a été lancée cinq jours avant le début des festivités par le collectif "La Barbe", qui, maniant l'ironie, déplorait dans une tribune que, sur la Croisette, "les femmes montrent leurs bobines, les hommes leurs films".

Le Festival ne sélectionnera "jamais un film qui ne le mérite pas simplement parce qu'il est réalisé par une femme", répond immédiatement son délégué général Thierry Frémaux, qui a la haute main sur la sélection.

"Dans le cinéma, nul doute que la place faite aux femmes doit être augmentée. Mais ce n'est pas à Cannes, ni au mois de mai, qu'il faut poser le problème, c'est toute l'année", ajoute-t-il.

Aux Etats-Unis, une pétition similaire est lancée en écho avec, comme premiers signataires, la productrice de "Toy Story 3", Darla K. Anderson, ou encore la réalisatrice Gillian Armstrong. En fin de semaine, plus de 1.000 femmes travaillant dans le cinéma avaient apporté leur soutien au texte.

Samedi après-midi, fait rare, le conseil d'administration du Festival a tenu à réaffirmer, Déclaration universelle des droits de l'Homme à l'appui, qu'il approuvait "pleinement" les décisions de Thierry Frémaux.

"Pour tenir son rang et fidèle à des convictions ancrées dans le droit universel, (le Festival de Cannes) continuera à programmer les meilleurs films +sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation+".

"In fine, ce qui compte est de savoir quel est le meilleur film", estimait vendredi l'actrice Australienne Mia Wasikowska.

Mais QUEL est le meilleur film ? Le cinéma est affaire de goûts. Et l'idée de faire l'unanimité avec une sélection officielle reste chimérique.

Vendredi, The Times, pas vraiment enthousiasmé par le dernier long-métrage de l'Egyptien Yousry Nasrallah, en lice pour la consécration suprême, ironisait sur le débat du moment.

"Un nombre conséquent des gens qui ont regardé le maladroit "Après la bataille" se sont demandé: n'y avait-il aucun film réalisé par une femme meilleur que celui-ci ?", avançait le quotidien britannique.

Superstitions et péché d'indifférence: le retour de Cristian Mungiu à Cannes il y a 17 heures

(AFP) - Le destin tragique d'une jeune femme, orpheline perturbée, dans un monastère roumain qui semble vivre au Moyen-Age: "Au-delà des collines", le dernier film de Cristian Mungiu, Palme d'Or en 2007, saisit par ses questionnements sur le religieux et la notion de responsabilité.

Son scénario est largement inspiré d'un fait divers qui défraya la chronique en 2005, lorsqu'une jeune fille, Irina Cornici, trouva la mort après une séance d'exorcisme dans un monastère perdu dans le nord-est de la Roumanie.

Pour le cinéaste de "Quatre mois, trois semaines et deux jours", il ne s'agit pas de "critiquer la religion" ou de "trouver des coupables" au sein de la religion orthodoxe. Les "vrais responsables", dans l'enfance, de l'éducation de ces orphelines, n'apparaissant pas à l'écran.

Tatiana Niculescu-Bran, ex-journaliste de la BBC qui a enquêté sur le fait divers de 2005 et dont les livres ont inspiré le scénario, rappelle qu'après la chute du communisme "tout le monde à l'étranger était touché par les enfants des orphelinats sous Ceausescu". Mais passé cet élan de compassion, peu de gens se sont souciés de ce qu'étaient devenus ces adolescents.

Le cinéaste de 44 ans a choisi deux comédiennes novices pour jouer les amies d'orphelinat qui se retrouvent sous la protection du monastère. "Elles jouent des filles simples, des religieuses, je n'avais pas besoin qu'elles soient expérimentées", explique-t-il lors de sa conférence de presse cannoise.

Longs plans séquences et absence de musique, l'intrigue, mise en scène dans une grande sobriété, se déroule en hiver dans ce lieu reculé et figé dans le temps. "J'essaye de me rendre invisible. C'est une forme de respect à l'égard du spectateur, il n'a pas besoin qu'on lui dise, via le montage ou la musique, quand il est censé être ému", explique le cinéaste.

"Je ne cherche pas le consensus"

Cristian Mungiu, 44 ans, qui prie pour que son film soit reçu sans préjugés ou comparaison incessante à sa Palme d'or d'il y a cinq ans, un film terrible sur les avortements clandestins, veut "faire réfléchir les gens sur leurs propres options, ce que l'histoire dit des choix que l'on fait".

"C'est un film sur l'amour, les différentes formes d'amour et ce que l'on fait au nom de l'amour, parfois sans réfléchir aux conséquences", dit-il. "On veut toujours venir en aide à ceux que l'on aime mais qui arrive-t-on réellement à sauver?"

"C'est aussi un film sur l'abandon", le "pire péché de tous" étant peut-être "le péché d'indifférence". "Faut-il se garder de faire des erreurs en ne tentant rien?", interroge-t-il encore.

Les soeurs et le pope du monastère "agissent peut-être mal, mais ils interviennent quand il n'y a personne d'autre pour le faire".

Le réalisateur, plaidant la force unique du cinéma qui ne saurait se résumer à "ce que l'on peut dire avec les mots", se réjouit de la réception contrastée de son film sur la Croisette: "Je ne cherche pas le consensus, je ne souhaite pas que mon film soit aimé, je veux qu'il provoque les spectateurs, qu'il les pousse à se forger une opinion", dit-il avec conviction.

Ses admirateurs sont nombreux en Europe, mais rares dans son propre pays. Les enfants roumains sont "gavés" dès leur plus jeune âge de séries américaines, regrette-t-il: "Pour eux, le cinéma ne peut pas être autre chose qu'un divertissement. C'est une question d'éducation et chez nous, elle est perdue".

Coup d'envoi de la 20e édition du Life Ball contre le sida à Vienne il y a 18 heures

(AFP) - La 20e édition du Life Ball, la plus grande manifestation européenne pour la lutte contre le sida, a débuté samedi soir à Vienne par un dîner de charité et se poursuivra avec un grand spectacle sur la place de l'Hôtel de ville, puis à l'intérieur de la mairie.

L'actrice américaine Milla Jovovich, ambassadrice de la fondation américaine de lutte contre le sida amfAR, l'ancien président américain Bill Clinton, habitué du Life Ball depuis 2007 avec sa propre fondation Clinton Health Access Initiative, ou encore le pianiste australien David Helfgott assisteront à ce dîner de gala, moyennant un billet d'entrée de 2.500 euros.

Une vente aux enchères doit permettre de récolter des fonds pour la lutte contre le sida. Un collier en or blanc, serti de diamants et de rubis, un tableau du peintre viennois "actionniste" Hermann Nitsch de 2010 ou encore une invitation pour deux personnes à un tournoi de golf en compagnie de Bill Clinton seront notamment mis en vente.

Après ce dîner au Palais impérial de la Hofburg, les participants se rendront sur la place de l'Hôtel de Ville transformée en une immense piste de défilé en forme de ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida.

Dans la pure tradition viennoise, cent couples de débutants ouvriront le bal par une chorégraphie sur une "polonaise" du compositeur polonais Frédéric Chopin, interprétée par David Helfgott.

Le thème de cette année marque la fin d'un cycle de quatre ans consacré aux éléments. Après l'air, la terre et l'eau, les organisateurs ont mis l'accent sur le feu, pour "Combattre les flammes de l'ignorance" ("Fight the flames of ignorance").

Pour les 20 ans de l'événement, un défilé de mode, organisé par le magazine "Vogue Italia", reviendra sur 20 années de mode au Life Ball, avec des mannequins de renommée internationale, telles la Soudanaise Alek Wek ou l'Irlandaise Kiera Chaplin.

La fête se poursuivra jusqu'au petit matin, entre les murs de la mairie, transformée en discothèque géante.

Le spectacle d'ouverture sera retransmis à la télévision publique autrichienne et, comme chaque année, environ 40.000 personnes y assisteront, parmi lesquelles de nombreux anonymes, venus costumés.

L'an dernier le Life Ball a permis de générer au profit de la lutte contre le sida des recettes légèrement supérieures à deux millions d'euros.

Jack Kerouac, l'auteur de "Sur la route", obsédé par sa "bretonnité" il y a 19 heures

(AFP) - L'écrivain américain Jack Kerouac, chantre de la "beat generation", rendu célèbre par son livre "Sur la route" adapté au cinéma par le Brésilien Walter Salles, était obsédé par ses origines bretonnes qu'il a cherchées en vain lors d'un rapide et éthylique passage à Brest en 1965.

En lice pour la Palme d'Or au Festival de Cannes, "Sur la Route" de Walter Salles, produit par Francis Ford Coppola, sera présenté en sélection officielle le 23 mai, le même jour en salles.

"Ti Jean (Kerouac se prénomme Jean-Louis à l'état civil), n'oublie jamais que tu es Breton", lui répétait à l'envi son père, mythifiant les aventures de l'ancêtre, Le Bris de Kérouac, venu de Bretagne plus de deux siècles avant.

"Il signe +Jean, Baron de Bretagne+ ou +Jean-Louis Le Bris de Kérouac'h de Meslan, Cornouailles, Finistère, Bretagne, comte héréditaire ou Roi de Cornouaille+. Il était convaincu d'être un descendant des +princes de Bretagne+", déclare Patricia Dagier qui a découvert en 1999 l'aïeul de l'écrivain américain parti "aux Amériques" sous un faux nom.

Cette généalogiste est co-auteur avec Hervé Quéméner, ex-rédacteur en chef de Bretagne Magazine (Le Télégramme), de "Jack Kerouac, Breton d'Amérique" aux éditions Le Télégramme qui retrace les recherches infructueuses de l'écrivain sur ses racines bretonne et dévoile le parcours de son ancêtre finistérien.

En 1720, Urbain François Le Bihan de Kérouac, né à Huelgoat en 1702, fils d'un bourgeois finistérien et argenté de Huelgoat, est accusé d'un vol d'argent et d'une tentative de viol d'une jeune fille.

Son père, notaire, qui estime sa famille déshonorée décide de l'exiler au Canada. Le jeune homme débarque sous le nom de Maurice Louis Le Bris de Kérouac, et a l'intention de se faire oublier, affirme Patricia Dagier .

"Il est débrouillard. C'est un coureur des bois, négociant en fourrures, qui se livre à toutes sortes de commerce avec un certain succès", note de son côté Hervé Quéméner.

Les registres canadiens parlent: en 1732, l'aventurier breton qui a conservé "Kérouac" dans son patronyme en vue d'hériter un jour -permettant à la généalogiste de le débusquer- légitime un enfant et se voit contraint au mariage. Le Bris alias Le Bihan de Kérouac, meurt en 1736.

En 1965, le désormais célèbre Jack Kerouac, dont la famille a quitté le Canada pour les Etats-Unis en 1890, se rend en Bretagne, qu'il cite abondamment dans ses écrits.

Lors de ce séjour en Europe -son second, après une première visite en 1957-, il recherche son ancêtre "Lebris de Kérouac". Son ami académicien Michel Mohrt le met sur la piste d'un libraire brestois.

Et Kerouac de débarquer dans la cité du Ponant chez Pierre Lebris. Là, le second dévoile au premier son arbre généalogique et, le cognac aidant, les deux hommes se persuadent d'être issus de la même lignée, cousins, et deviennent amis. Son voyage s'arrête là.

De retour aux Etats-Unis, l'écrivain qui décrit sa rencontre avec Pierre Lebris dans "Satori à Paris" se lie à un autre Breton de New-York, le chanteur et sculpteur Youenn Gwernig.

Dans les nombreux courriers qu'ils échangent, les deux hommes projettent de se rendre en Bretagne.

Mais en 1968, "Kerouac annule au dernier moment son voyage avec Gwernig qui devait le recevoir chez lui à Huelgoat", là où vivaient les ancêtre bretons de Kerouac sans le savoir, s'étonne Hervé Quéméner.

Quelques mois plus tard, l'auteur de "Les Clochards célestes" est hospitalisé et meurt le 21 octobre 1969 d'une hémorragie gastrique sans accomplir son projet de voyage en Bretagne. La maison de son ancêtre à Huelgoat porte une plaque en son honneur.

La playlist de Michelle Obama pour faire du sport il y a 21 heures

(Relaxnews) - Quels sont les morceaux qui motivent la Première dame des États-Unis pour faire du sport ? D'après un article du magazine Women's Health daté du mercredi 16 mai, Michelle Obama aurait un penchant pour Stevie Wonder, Beyoncé et J Lo.

En tant qu'ambassadrice de "Let's Move", un programme de lutte contre l'obésité infantile dans son pays, la Première dame se doit de rester en forme, et voici les morceaux qui la motivent pour aller jusqu'au bout de ses séances d'entraînement :

1. "Signed, Sealed, Delivered (I'm Yours)" - Stevie Wonder
2. "Move Your Body" - Beyoncé
3. "Tightrope" - Janelle Monae
4. "Love Song" - Sara Bareilles
5. "Unbreakable" - Michael Jackson
6. "Whip My Hair" - Willow Smith
7. "I Was Here" - Beyoncé
8. "Treat 'Em Right" - Chubb Rock
9. "Thank You" - Ledisi
10. "Get Right" - Jennifer Lopez

Cette playlist est téléchargeable sur iTunes.

 

Egocentrique, asocial et drogué, "Dr House" est pourtant devenu un héros adulé dans le monde il y a 22 heures

(Relaxnews) - Après Desperate Housewives, les téléspectateurs s'apprêtent à perdre une autre série phare des années 2000 : Dr House (House). Aux États-Unis, l'heure du décès de cette série médicale pas comme les autres sera déclarée lundi 21 mai sur la chaîne Fox.

"Je veux une série médicale, mais je ne veux pas voir de blouse blanche dans le couloir." C'est à partir de cette contrainte, dictée par la présidente de la Fox de l'époque, que le créateur David Shore a donné naissance le 16 novembre 2004 à Dr House. Huit saisons plus tard, ce médecin peu conventionnel est devenu une star du petit écran à travers le monde, aimé et applaudi autant pour son humour que son cynisme.

Gregory House, l'anti-héros qui plaît aux téléspectateurs

Misanthrope, arrogant, asocial, colérique, narcissique, drogué à la vicodine... Ce diagnosticien au look mal rasé, souffrant d'une claudication, marchant avec l'aide d'une canne, ne présente, sur le papier, aucun signe précurseur qui aurait pu en faire l'un des héros modernes préférés des téléspectateurs.

Bourré de défauts, cet anti-héros a pourtant réussi à se faire adopter de tous, des hommes comme des femmes, des jeunes comme du public plus âgé. Son humour, même noir, ses capacités intellectuelles et de déduction, son côté imprévisible et anti-conformiste l'ont rapidement propulsé sur le devant de la scène.

Le personnage de Gregory House doit énormément à son interprète Hugh Laurie, qui a raflé deux Golden Globes, en 2006 et 2007, grâce à ce rôle. Rien ne prédisposait cet acteur britannique issu de la comédie à endosser ce rôle. Le comédien est parvenu à gommer son accent anglais, au point de tromper complètement le producteur du show, le réalisateur Bryan Singer, lors de sa première audition.

Mélange de Sherlock Holmes et de Socrate, House toujours en quête de vérité

"Tout le monde ment". Cette phrase est devenue l'étendard du médecin, la rabâchant sans cesse à ses jeunes subordonnés et à sa chef Cuddy, dont il n'hésite pas à outrepasser les ordres pour résoudre ses enquêtes médicales.

House mène ses diagnostics comme la police ses enquêtes. Quand les forces de l'ordre amassent des indices, lui dresse des hypothèses à partir de symptômes. Imaginé à l'image de Sherlock Holmes, Gregory possède plusieurs points communs avec le héros littéraire. Affublé de l'oncologue Dr Wilson, son Dr Watson, House est dépendant à la vicodine comme son homologue l'était à la cocaïne. Tous les deux sont musiciens et portent un regard sans illusion sur le monde et leurs pairs.

La série ajoute au côté policier médical, un aspect philosophique où déontologie et éthique se bousculent. Abordant des sujets sensibles, House se veut la voix du rationnel, écartant toutes hypothèses "mystiques". Chaque cas possède sa solution, son explication. Lorsque ce brillant médecin qui ne perd jamais la foi en ses capacités ne parvient pas à résoudre un cas, la faute revient alors aux patients qui mentent ou se mentent à eux-mêmes.

"Ce n'est pas un lupus", le running gag de la série

Si Urgences était connu pour ses "NFS chimie iono" hurlés à travers les couloirs, Dr House se distingue avec le lupus. Souvent évoquée par l'équipe du Dr House, cette maladie n'a pourtant été diagnostiquée qu'à une seule reprise, lors du huitième épisode de la quatrième saison.

Dr House a marqué un tournant dans la série médicale, se démarquant de ses consoeurs Urgences et Grey's Anatomy. Un héros hors des sentiers battus, qui n'a ni le brushing impeccable, ni le regard compatissant, qui s'occupe d'un seul cas par épisode, contrairement aux deux autres dramas où les intrigues se multiplient en une heure.

Relaxviews : Carlos Gomez, "Mon direct de Cannes" - Cauchemar il y a 1 jour

(Relaxnews) - Journaliste et figure incontournable du cinéma, Carlos Gomez nous livre sa chronique quotidienne pendant toute la durée du Festival.

J'ai fait un cauchemar : je devais entrer à tout prix dans la salle pour la dernière projection du jour afin d'envoyer mon papier à l'heure. Mais à l'entrée un gorille en smoking blanc me dit : "Dégage." Sans raison. Alors je lui montre mon badge, mais il me l'arrache du cou et le bouffe avec un sourire crétin. Sauf que ce faisant, il se coupe le langue ce con. Parce que mon pass est en cristal. Alors il saigne ! Abondamment. De plus en plus ! Et son smoking qui vire rouge sang. La brute se met à chialer comme un gosse. Il est devenu tout petit dans son costard. Je l'enjambe. Et pendant ce temps là je vois l'horloge qui tourne, qui tourne ! Je vais être hors délais. Une sirène se met à hurler, je hurle à mon tour.

L'art délicat du renoncement

C'était mon réveil : Il me restait une bonne heure en fait pour arriver à la première projection du matin au Palais des Festivals. Frais. Reposé. Sans stress.

Je n'avais rien fumé et presque rien bu, je le jure. C'est juste des petits messages subliminaux que m'envoie mon cerveau pour me dire : "Ça va, relax, tu ne pourras ni tout voir, ni tout faire." Comme si je ne le savais pas !

Frustration, mon amie !

Je suis depuis suffisamment longtemps cette magnifique foire aux vanités pour savoir que Cannes, c'est l'apprentissage de la frustration. Il faut tous les jours accepter de renoncer. Renoncer à poireauter jusqu'à 3 du mat' pour assister à un concert privé de Keith et Ron, soit la moitié des Stones. Renoncer à voir tous les films de toutes les compétitions (et on s'y perd avec toutes les parallèles). Renoncer à rappeler ne serait-ce que par politesse, tous ceux qui te laissent des textos, des mails en espérant que ta présence sur leur plage, leur bateau, leur table, leur permettra d'être en page trois dans l'un des beaux journaux pour lesquels tu trimes. Renoncer à pouvoir écrire et décrire tout ce que tu entends ou vois ; et t'éviter ainsi de te fâcher avec ceux dont tu pourrais gâcher la fête avec tes "vérités". "Lesquelles, de vérités, au fait ?", me balance mon cerveau mort de rire. Attends un peu que je trouve un moment pour dormir et on en reparle, OK ?

La photo du jour de Cannes : Lâché de fauves sur la Croisette il y a 1 jour

(Relaxnews) - Vendredi après midi, une partie de l'équipe de Madagascar 3, Bons Baisers D'Europe (Madagascar 3: Europe's Most Wanted), film d'animation présenté hors compétition, était présente pour une séance photo sur la croisette. David Schwimmer, Jada Pinkett Smith, Jessica Chastain ainsi que Chris Rock et Ben Stiller tombaient dans les griffes d'un gros matou venu d'Afrique.

Rétrospective de l'artiste pop art Roy Lichtenstein à Chicago il y a 1 jour

(Relaxnews) - Chicago s'apprête à accueillir, du 22 mai au 3 septembre, la plus grande rétrospective de l’œuvre de Roy Lichtenstein, l'une des figures de proue du mouvement pop art américain. Intitulée Roy Lichtenstein: Retrospective, l'exposition réunit plus de 160 peintures, dessins et sculptures de l'artiste.

Très attendue, l'exposition va réunir ses célèbres toiles inspirées par les dessins animés et la bande-dessinée, des nus, des paysages chinois, et des œuvres moins connues. L'artiste a exploré divers mouvements au fil de sa carrière prolifique, du cubisme au surréalisme en passant par l’expressionnisme abstrait.

Lichtenstein (27 octobre 1923 - 29 septembre 1997) a percé dans le monde de l'art avec son tableau "Look Mickey" (1961). Il a confirmé ce succès avec "Drowning Girl" (exposé au MoMA) et "Whaam!" (Tate Modern), deux œuvres tirées de planches de l'éditeur DC Comics.

Lichtenstein était réputé pour sa technique des points Ben-Day (points de trame), peints à la main sur de grandes toiles pour simuler le processus d'impression des bandes-dessinées américaines de l'époque. L'artiste établissait ainsi un pont entre l'art élitiste et l'art populaire. Métaphore de la production de masse, ce processus artistique plus complexe qu'il n'y paraît lui permettait d'ébranler la conception contemporaine de "style" à grand renfort de parodie, en reprenant les codes de la culture populaire.

L'exposition s'envolera par la suite à la National Gallery of Art de Washington (du 14 octobre 2012 au 13 janvier 2013), à la Tate Modern de Londres (du 21 février au 27 mai 2013) et au Centre Pompidou de Paris (du 3 juillet au 4 novembre 2013).

artic.edu

RC

CBS présente en images Sherlock Holmes et Dr Watson dans sa nouveauté "Elementary" il y a 1 jour

(Relaxnews) - La chaîne CBS a à son tour dévoilé les premières images de ses six nouveautés, à travers une série de vidéos. Les internautes et téléspectateurs ont désormais l'occasion de se faire une première idée des nouvelles recrues dont Elementary, relecture moderne de Sherlock Holmes incarnée par Jonny Lee Miller et Lucy Liu.

Sur la page YouTube dédiée à CBS, les plus impatients peuvent également découvrir les cinq autres nouveautés de la chaîne : Vegas, Made in Jersey, Golden Boy et les comédies Partners et Friend Me.

Pour découvrir en vidéo les nouveautés de CBS : youtube.com/user/CBS